Atelier-Débat à Ebolowa : L'Autonomisation Féminine face aux Violences Basées sur le Genre
Hier, au siège de la Promotion de la Femme et de la Famille à Ebolowa, s’est tenu un atelier-débat portant sur le thème : « L’autonomisation féminine comme l’une des réponses à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). » Cet événement, marqué par des échanges dynamiques et constructifs, a permis de mettre en lumière des pistes concrètes pour éradiquer ce fléau.
Un consensus sur l'origine des VBG
Les participantes ont unanimement pointé du doigt l’éducation culturelle comme un facteur majeur des violences basées sur le genre. Selon elles, ces normes limitent la liberté et l’autonomie des femmes dès le plus jeune âge.
« Pour avoir un homme violent en moins et une fille qui ne subira pas, il est essentiel d’éduquer nos enfants à l’indépendance, au respect mutuel et à l’autonomie, » ont-elles affirmé. Les femmes, en tant qu’éducatrices premières, ont un rôle clé pour briser ces chaînes culturelles et instaurer une société plus juste.
La violence conjugale, un fléau universel
Il a été rappelé que les violences conjugales touchent toutes les catégories sociales sans distinction. Cependant, les femmes économiquement autonomes sont mieux armées pour s’en sortir. L’atelier a ainsi mis l’accent sur la nécessité de multiplier les formations et les initiatives de financement, qu’elles soient individuelles ou collectives, afin de réduire les situations de dépendance qui favorisent les violences.
Dénoncer et accompagner les victimes
Les participantes ont également souligné l’importance de dénoncer les cas de violences tout en appelant à la mise en place de mesures concrètes et pratiques pour accompagner les victimes, notamment celles qui prennent la décision courageuse de dénoncer leurs agresseurs.
Elles ont plaidé pour un soutien sans jugement, rappelant que derrière chaque femme qui ne dénonce pas se cachent des motivations profondes et personnelles.
« La violence n’est pas un fait privé. Il appartient à la communauté de soutenir les victimes et de briser le silence, » ont-elles insisté.
Ensemble, continuons à construire un avenir où l’autonomie féminine est une réalité et où les violences basées sur le genre ne sont plus qu’un lointain souvenir.
Autonomisation et solidarité comme solutions clés
Cet atelier a mis en lumière que l’autonomie économique, combinée à une éducation axée sur l’égalité, est une réponse durable aux violences basées sur le genre. Par ailleurs, il est apparu essentiel de créer des réseaux de solidarité où les femmes agissent comme des sentinelles communautaires pour protéger et accompagner celles qui en ont besoin.